Pour faire patienter en attendant que j’organise mes photos et les publie ici, en voici une (et les liens vers l’album..). Soyez patient!

Album des photos de Banff du 25 avril 2010
Jasper, le 20 mai 2010
Pour faire patienter en attendant que j’organise mes photos et les publie ici, en voici une (et les liens vers l’album..). Soyez patient!

Album des photos de Banff du 25 avril 2010
Jasper, le 20 mai 2010
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Je sais que je vous ai négligé, je devrais revenir en forme bientôt… J’ai pris beaucoup de photos dans mes derniers voyages, je vais devoir vous les partagez!
Ont se rejase!
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Encore tôt le matin en Louisiane, le soleil étant déjà bien installé de même qu’une légère humidité et un beau 18°C, nous étions sur le point d’arriver à notre seconde livraison en Louisiane a Morgan City, après avoir fait un premier arrêt le matin a Houma toujours en Louisiane.
Une petite place de rien, bâtiment d’un âge certain et quartier classé «historique» avec son charme du sud louisianais, ont stationne le camion sur le côté pour effectuer notre livraison directement dans la rue. Le client se fait attendre avant d’arriver avec son chariot élevateur puis un autre chariot mais manuel cette fois ci pour approcher la palette à livrer. Pendant que j’indique quel palette à mon coéquipier, le «gars de lift» s’étonne d’abord un peu de notre langue et nous demande un typique «Where you from?»
«Montreal» répondis-je par habitude
Gars de lift: «Montreal!? Really? Do you know the Montreal’s Alouettes?»
Boubou: «Sure! Of course!»
Gars de lift: «You know Damon Duval? The kicker of the Al’s?»
Boubou: «Sure! We win the cup because of him!»
Gars de lift: «He’s my son…»
«Ah…» répondis-je avec un ton de scepticisme dans la voix.
Gars de lift: «You don’t believe me right..?»
Boubou: «Well, it’s not that I’m not believing you, well it’s sure that someone who’s know the CFL league in this region and the existence of Montreal Al’s could tell the truth but you have to prove me what you said… Which college he’s goes?» (traduction: C’est pas que je ne vous crois pas, c’est sûr que quelqu’un qui connait le Ligue Canadienne de Football dans cette région et l’existence des Alouettes pourrait dire la vérité mais vous devez me prouvez ce que vous dites… Quel collège a-t’il fréquenter?)
Évidemment sans hésitation il me répondit mais je ne pouvais vérifier ces dire à ce moment, n’ayant pas d’accès à internet. J’avais tendance à le croire mais tout de même, j’étais sceptique.
Après une marche sur le quai situé juste à côté et la prise de quelques photos, nous quittions cette petite ville du sud pour Houston au Texas. Et rendu au truckstop, je m’empressa de sortir mon ordinateur portable et vérifier les dires de Mr Duval (parce qu’il portait effectivement ce nom). Et que ne fût pas ma surprise de voir que Damon Duval, le botteur de précision des Alouettes de Montréal est natif de Morgan City en Louisiane mais qu’il a effectivement fréquenter le Auburn College tel que Mr Duval m’avait dit?
Force est d’admettre que j’ai probablement rencontré le père de Damon Duval et que je ne l’ai même pas cru!
Publié dans Sport, Sur la route, Transport, Transwest | Tagué Alouettes, CFL, Damon Duval, LCF, Montréal | 2 Commentaires »
Souvent, voir même tout le temps, afin de faire rire mon répartiteur de fin de semaine, je finis souvent mes messages par «Bisoux» ou encore les débute par «Mon beau Mario chéri que j’adore tant». Mais voilà que durant la dernière fin de semaine, je n’ai rien écrit de ce genre puisque je n’ai pas effectué les «communications» par satellite durant ses heures de travail.
En arrivant au bureau lundi matin, entre 2 voyages, ne voilà tu pas mon «beau» Mario qui prenait une «pause-cigarette» à l’extérieur. N’hésitant pas une seule seconde, je m’approche:
Boubou: «Ouin, j’espère je t’ai pas trop manquer en fin de semaine, je t’ai pas envoyer de petit message d’amour…»
Mario T: «Haha ouin, j’ai ben vu ça… Un moment donner j’ai eu un message et quand j’ai regarder qui était le chauffeur j’ai vu (mon nom de famille) et je me suis dit «Pour moi y feel pas en fin de semaine, y me dit pas de petits mots doux» jusqu’à ce que je vois que finalement c’était le truck de ton père pis pas le tiens!»
Ah ces dispatch, ils s’attachent trop facilement, suffit de pas leur donner leurs petites doses d’amours et ils vous en veulent!
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Un commentaire sur un sujet précédant nous invitais à aller visionner une série de vidéo tournée dans la compagnie de transport Guilbault qui y décrit comment la crise économique les affectent. C’est une série que je vous invites fortement à visionner, des épisodes d’une durée d’environ 5 minutes, qui donne une vision différente du transport.
Il est important de mentionner que la compagnie Guilbault à été fortement affectée par la crise qui à affecté nos voisins du sud, allant même jusqu’à complètement cesser toutes leurs activités de transport aux États-Unis. C’est une entreprise qui évolue dans le transport «général», secteur durement éprouvé par plusieurs compagnies. Si certains ont réussi à s’en sortir, d’autres n’ont pas eu cette chance.
La série se trouve ici.
En naviguant dans le site j’ai également trouver cette vidéo particulièrement touchante qui raconte l’histoire d’un ex-travailleur de GM à Oshawa en Ontario. Vous pouvez visionner le vidéo ici.
Bon visionnement!
Publié dans Transport, Vidéos | Tagué Crise Économique, Guilbault, PIB | Laisser un Commentaire »
Le printemps arrivent et le cauchemar des camionneurs québécois aussi: rapporter les mêmes charges mais avec des restrictions de poids pour les prochaines semaines. À titre informatif, consulter le lien suivant afin de connaître les dates des 3 différentes zones québécoises et vous avez les charges maximales ici. Pour faire une conversion rapide des kilogrammes au livre, multiplier les KG par 2.2.
Noter que le lien concernant la période dégel est en permanence inscrit à droit dans la section des liens utiles.
Publié dans Transport | Tagué 2010, Dégel, Ministère des Transports du Québec, MTQ, Période | 3 Commentaires »
Ouais et bien voilà un bail que j’ai pas écrit ni donner de nouvelles, j’espère que vous saurez me pardonnez. Je n’ai pas réellement «d’excuses», je dirais simplement que j’avais rien à dire ou plutôt à écrire et surtout un manque de temps. Si l’année dernière en a été une de ralentissement économique ou de récession, disons que cette année, dumoins depuis mon retour au travail, je n’arrête pas. Voyage par dessus voyage, si je pouvais me séparé en 4 je crois que la compagnie me demanderait de faire d’autre division afin de combler la demande d’ouvrage, ce qui en soit est tout de même rassurant non?
Un peu comme la dernière fois, je vais lâcher ce que j’ai à dire dans un même article, en parlant un peu de tout en sautant du coq à l’âne et non en sautant un coq ou un âne.
Tout d’abord, il y a déjà quelques semaines je suis tomber sur un vidéo d’un «ami Facebook» montrant une F1 de l’écurie Red Bull coursant sur la glace et la neige au Québec. Saisissant, trépidant, excitant et tout simplement bandant sont les mots qui me viennent à l’esprit en entendant le rugissement du moteur, comme j’aurai aimer être là!
Photos ici et article de Cyberpresse par là.
La catastrophe d’Haïti. J’ai rien à dire, ça pourrait en choquer plusieurs. Disons simplement que je compatis avec eux mais pas question qu’un quelconque organisme, même pas la Croix Rouge, n’obtienne une cenne de ma part. Supposons que vous donnez 20$, combien de votre 20$ va réellement là-bas? Quand vous entendez un porte-parole de la Croix Rouge Canadienne qui parle à Jean-Luc Mongrain à TVA/LCN et qui dit oh combien c’est affreux ce qui arrive et le tout via son téléphone satellite à 25$/min, vous comprendrez pourquoi je donnerai pas une maudite cenne qui va surtout servir à payer le bill du compte à fin du mois. Si j’aurai à apporter mon soutien, ça serait en m’y rendant sur place pour apporter mon aide humanitaire, point. Souvenez-vous des Gonaïves et «wradio wahiti monwreal» qui s’en était mis pleins les poches y a quelques années.
Néanmoins, malgré mon coeur de pierre et ma cheapitude, j’ai vu le vidéo «We Are the World 25» sur Youtube et je dois vous dire que la chanson en est très belle, surtout l’interprétation. Les femmes qui y chante, particulièrement au début et même notre Céline nationale, ont une de ses voix forte, puissante et vibrante qui nous font hisser le poil sur les bras pour les bonnes raisons. Voici le vidéo *officiel* si vous ne l’avez pas vu.
La Série Québec-Montréal avec Michel Bergeron. Maudit qui est hot Bergy. Je l’adore.
Hmm que dire de plus maintenant… Ma mère ma fait découvrir le site Tou.TV qui diffuse les émissions de Radio-Canada sur internet pour ceux qui les ont manqués. Quelle idée géniale! J’adore, surtout moi qui est jamais là et qui à de la difficulté à suivre les séries. Ainsi j’ai pu visionner les épisodes de C.A., Mirador, Trauma et Enquête. Magnifique et que dire de l’émission Enquête dont j’avais entendu parler de certains sujet dont le scandale sur les passeports canadiens. Vraiment intéressant comme série.
Bon, c’est ce qui complète pour le moment… Je sais pas quand ma redonner des nouvelles donc d’ici là, joyeux noël!
Publié dans De tout et de rien, Vidéos | 1 commentaire »
Commençons d’abord par la 3e journée de mon périple, qui fût très très très très relax. D’abord je suis parti de Ignace en Ontario, environ 3 heures avant la frontière Ontario-Manitoba. Il faisait particulièrement froid, environ -25°C sans le facteur vent et vu que mon camion est muni d’une génératrice, j’ai décidé de dormir moteur arrêté. La gaffe. Je vous explique…
Le principe de la génératrice est de fournir chauffage, climatisation et électricité au camion sans que le moteur ne tourne au ralenti et le tout en consommant moins de carburant. Par le fait même, il garde les batteries chargées et le liquide de refroidissement du moteur (prestone) au chaud, ce qui aide au démarrage à froid l’hiver. Mais ça là ses limites, et sa limite je l’ai presque expérimentée..
Comme je disais plus haut, je me coucha moteur éteint par un splendide froid de -25°C… Un peu inquiet, n’ayant jamais expérimenté les limites de la dite génératrice, les premières minutes de mon sommeil fûrent toute ouïe au bruit que ferait la génératice en démarrant, espérant non seulement qu’elle démarre mais qu’elle ne s’arrête pas de la nuit! Le premier démarrage fût un peu pénible, un peu de jacassement et de «maudit qui fait frette je veux pas partir mais ma partir pareil» et le bruit doux et rassurant du ronronnement régulier fini par arriver. Pour s’éteindre 15 minutes après. Et repartir 5 minutes plus tard. Comme ça toute la nuit.
Environ 7 heures plus tard, 1 heure avant mon heure de départ prévu, je décida de démarrer le camion. Ainsi donc j’en aurai le coeur net, il prendrait le temps de se réchauffer, et si jamais il décide de ne pas démarrer le temps que le secours arrive…
Tout d’abord la génératrice fonctionnait à ce moment même: bon signe, les batteries sont chargées et pleines. Je tournes la clé à «On» puis à «Start».
Brr Brr Brr Brrr Brrrrrrr VROUMMMMMMMMM avec un espèce de crachat immensément blanc qui sorti des exhaust. Évidemment ça attira l’attention des autres camionneurs, surpris de voir que «le camion du cave de Québécois qui l’avait arrêté à démarré», moment plutôt gênant moi qui espérait passer inaperçu, surtout en caleçon en avant d’une gang de camionneur. Bah, y ont pas vu grand chose, je suis retourné me cacher assez vite. Tout ça pour dire, que le camion tourne depuis ce temps et je l’ai pas arrêter, je suis pas fou surtout que maintenant c’est des froids plus extrêmes qui s’en viennent dans quelques heures. Et 1 heure à tourner sur le «fast idle» ne fût pas de trop pour bien réchauffer le moteur et surtout son huile…
Je finis donc par partir, toujours en direction de Edmonton en Alberta. J’espérais bien me rendre à Saskatoon dans la province quasiment du même nom, Saskatchewan, mais finalement j’arrêta quelques heures à Headingley, en banlieue de Winnipeg, où je croisa Power et quelques autres québécois. Jase jase, parle parle, fuel le camion, prend une douche, mange de quoi, passe mon temps sur internet, je finis par me rendre à compte à minuit que je devrais peut-être continuer si je veux aumoins me rendre à Régina, 5 heures plus loin. Je roules seulement 2 heures de plus et je décide de me coucher à Brandon et ont finira le reste demain, un peu plus de 1200 kilomètres à faire avant dimanche matin.
Mais c’est entre Winnipeg et Brandon que j’expérimenta les températures les plus froides de ma courte expérience. Jusqu’à -33°C, sans le facteur vent, et des rafales qui me faisait valser sur la route. À cette température là, pas question de se la sortir pour arroser les pneus, trop de risque que ça se transforme en glaçon en sortant… ou qu’elle colle sur le zipper!
La 4e journée se pointa à l’horizon, avec un climat plus agréable de -23°C, mais sans vent. N’ayant plus vraiment une minute à perdre, je décide d’attaquer les derniers kilomètres avant Edmonton AB afin d’arriver le plus tôt possible et dormir une bonne nuit avant de traverser Jasper dimanche matin. Rien de bien spécial à raconter, sinon que je commençais à avoir hâte de terminer ma journée et de constater que chaque fois que j’arrive à Edmonton je me sens comme chez nous.
C’est assez bizarre comme phénomène, je me sens bien, je me sens «relax», ont dirait que je viens de finir mon voyage et que je rentre à la maison. Christian s’amuse à dire que ce sont mes gênes de redneck, je ne saurai trop dire. Force est de constater que ce périple en solitaire me fait prendre conscience que le «solo» me manque, que j’aime définitivement les grands voyages en solitaire et que je serais heureux de faire ce type de trajet. Bientôt deux ans que j’ai quitter ce «monde» pour les voyages en équipe, et bien que j’ai eu de supers coéquipiers des plus sympathiques, de très bons moments, des fous rires incroyables, j’admets que j’ai le goût de retourner faire du solo, être tout seul dans «mon truck», dormir «arrêter» la nuit mais en même temps, je déteste me chercher une place tard le soir et courir comme un fou et faire des heures de malade sans dormir. Le juste milieu n’existe pas, mais honnêtement, même les mauvais côtés finissent par me manquer…
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Ma journée est pas tout a fait terminé mais je profite d’une petite pause et d’un Wi-Fi inespéré (!!!) pour vous écrire en cette nouvelle année.
Comme le dit le titre, pas aussi excitant ni mémorable que la veille, journée relativement tranquille avec du beau temps: petite neige pour les premiers 300 kilomètres et ensuite pu rien. Plate hen? Bah, y fait actuellement -25°C ce qui nous donne environ un beau -35°C avec le facteur vent, le lave-vitre à décidé de me lâcher (probablement geler pis je suis pas capable de le dégeler) et un maudit wiper qui essuie tout croche, je vous laisse deviner lequel.. Bingo! Celui du côté conducteur! Pourquoi c’est toujours celui là qui lâche et qui fait une maudite grosse beurasse directement dans le milieu?
Enfin bon, je roulais paisiblement sur la magnifique 17 entre Nipigon et Thunder Bay (toujours en Ontario mais ça achève) lorsque je vis la pancarte de la truite. Enfin, c’est peut-être un doré, un brochet, une perchaude ou une barbotte (la babotte tabeurnack) mais certainement pas un marlin… Désolé pour les amateurs de pêche, pour moi un maudit poisson y se ressemble toute. Enfin bref, la pancarte annonce qu’une truite de 51.5” à été pêché à cet endroit. 52”. Non mais pensez-y, vous décidez de vous baignez dans le lac pis vous voyez cette pancarte là. Je sais pas, mais moi ça me donnerait pas le goût de ma baigner en sachant qu’un esti de poisson de 52” à été pêcher là. Imaginez 30 secondes si le dit poisson, de 52”, confond votre petit mené dans votre speedo pour un hameçon. Ayoye hen? Mais question que je me pose, une truite, ça suces-tu? Non mais ont s’entend qu’à 52” de long ça doit tirer en tabarnack là. 3 secondes pis t’es venu c’est sûr, pensez-y. Avouez que vous y avez penser…
Fais que comme je vous disais, rien de très intéressant aujourd’hui, à part une pancarte de truite pis qui fait frette, ça résume bien l’Ontario…
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Les camionneurs expérimentés reconnaîtront leur quotidien dans le prochain texte, ceux étant habitué de parcourir l’Ouest Canadien auront bien quelques ricanements, les autres assissez-vous confortablement dans le siège du passager et attachez votre ceinture, c’est plutôt glissant..
Comme le dit le titre, la première journée de ce périple est disons, assez pénible. Je résumes d’abord très rapidement la début.
Je devais charger mon voyage à London, en Ontario, à 10 heures ce matin. À 10 heures tapant, j’étais présent sur place, entrain de faire le «check in» comme ont dit dans le jargon et ont me donna la porte où reculer ma remorque. Rien de bien excitant ni d’inhabituel. Vers midi, remarquant que je ne «shakais plus» (mouvement de va et vient dans la remorque avec un chariot électrique), je me dirige vers l’expédition pour voir si ils ont fini. Ont me dit qu’ils ont des problèmes et que ça va prendre plus de temps que prévu. Je retourne donc faire une sieste qui finalement s’éternisera jusqu’à 16:30.
Disons que ça commence bien le voyage, moi qui voulait pas rouler de nuit et au plus tard me coucher à minuit, je me retrouve avec près de 3400 kilomètres à faire 3 jours et demi. Faisable mais pas trop de temps à perdre, moi qui voulait me rendre le plus près possible de Thunder Bay en Ontario (près de 1500 kilomètres) et planifiant de me coucher quelque part entre Sault Ste Marie et Nipigon (toujours en Ontario), je me voyais forcer de rouler une bonne partie voir toute la nuit.
Je fais le plein de carburant, le plein de provisions pour mon quart de travail, envoie quelques messages satellites au bureau, obtiens la confirmation de mes rendez-vous, et hop ont décolle. 45 kilomètres plus tard, bang! Pogner dans le traffic d’un accident, autoroute fermée! Ça dure une trentaine de minute avant de pouvoir reprendre une vitesse de croisière, aumoins à l’heure qu’il est rendu, Toronto se traverse sans toucher aux freins ni ralentir.
Ma plus grande inquiétude dans ce voyage est la météo et les conditions routières qui y seront reliées tout le long du voyage. Le nord de l’Ontario, avec ses Grands Lacs, est réputés pour avoir une météo changeante et difficile en hiver. Les blizzards, les froids sibériens (ont parle de températures oscillant les -20°C à -45°C incluant le facteur vent), les tempêtes de neige ne sont pas étrangère à cette période de l’année.
Je réussi à traverser la 400 entre Toronto et Sudbury sans problème, en plein forme puisque j’ai eu amplement le temps de me reposer dans l’après-midi. C’est passer un peu Sudbury que la météo commence à faire des siennes, d’abord une petite neige fondante innocente, suivi d’une neige toute aussi «fine» pour finir avec une route enneigée, probablement glissante mais surtout incertaine pour un étranger comme moi. Je n’ai pas énormément d’expérience sur la 17 l’hiver (et ceux qui connaissant bien le coin, ont me dit que la 11 n’est guère mieux par moment, juste moins pire), je ne connais donc pas le coin, la prudence est de mise. Par contre ça circule relativement bien par endroit et c’est même complètement dégagée alors je réussis à rouler mon 90 km/h sans trop de peur.
Je finis par arrêter à Nairn Center, manger un «morceaux» et faire «une vidange», boire d’un coup ou presque un café devant l’officier de police provincial de l’Ontario qui me regarde d’un air croche en se demandant si je suis fatigué ou non (ce qui n’est pas le cas, le café n’était juste pas très chaud et j’avais soif) puis je retournes derrière le volant en me demandant avant «Je continues ou non» en voyant que la route ne s’est pas vraiment amélioré. 2 kilomètres plus loin je regrettais déjà mon choix.
Je dirais pas que les conditions étaient «médiocres», elles n’étaient certe pas «belle», elles étaient disont «passable» du genre «Si ta pas à sortir, reste donc chez vous» ou encore «Ça va aller plus vite en Ski Doo».
Ma courte expérience de conduite hivernale me reviens quand même rapidement. Rien ne presse, je prends mon temps, m’ajuste aux conditions et je continues sans cesse de me demander «C’est tu glissant, ben glissant ou correct». Une seule façon de le savoir, écrasez les freins et regarder dans le mirroir si la remorque décide de venir nous dire «bonjour» en avant de nous. Ben non, je l’ai pas fait. Par contre, je me rappelais les conseils de mon prof à l’école «flatte les brakes». Je peux vous dire que je les flattais, je me souviens même pas d’avoir déjà flatter une fille aussi doucement que ça, c’est peu dire.
Ce qui est le plus stressant, dumoins pour moi, c’est quand ont voit pas la maudite ligne du centre. Parce que évidemment, la 17 (comme la 11) qui est notre belle Trans-Canadienne, n’est pas une autoroute à voie séparée, mais bien «à rencontre». Par moment j’en venais qu’à ne plus savoir si j’étais dans ma voie, dans la voie opposée, «à cheval» sur les deux ou bien sur l’accotement. Mais encore plus stressant, un «whiteout». C’est quand tout est blanc devant vous et que vous ne voyez que du blanc mais surtout, avez l’impression que vous êtes entrain de perdre le contrôle et vous dirigez dans le lac juste devant vous, après la courbe. Ça, c’est stressant. Et pas question de mettre les freins au fond, meilleur moyen d’aller visiter le foutu lac!
Je finis par avoir ma réponse au sujet de la route, si c’est glissant ou non, quand je vis au loin un véhicule dans le fossé et un autre sur l’accotement. C’est plutôt rare que j’arrête prêter assistance, mais quand je le fais c’est dans conditions comme celle-ci: route au milieu de nulle part, météo pas terrible et conditions routières incertaines. Évidemment si je vois qu’il y a potentiellement des blessés et que les secours ne sont pas arrivés, j’arrête. Alors j’arrête, me dirige vers les automobilistes et m’informe de la situation, heureusement pas de blessé mais leur cellulaire à flanché. Alors j’aurai pas arrêter pour rien…
Encore une fois, petite perte de temps mais qui aura quand même valu la peine, encore une petite heure de route et Sault Ste Marie se pointera à l’horizon. Pas vraiment fatiguer, mais le sommeil viendra, de toute façon les conditions routières me fatigueront bien rapidement et le prochain arrêt que je connais se trouve à 300 kilomètres d’ici alors vaut mieux s’arrêter et repartir vers midi, fraîchement reposé en espérant que Dame Nature me la donnera plus facile pour ma dernière étape en Ontario, mon objectif de demain étant de me rendre à Winnipeg au Manitoba, qui se trouve à un peu plus de 1300 kilomètres d’ici, soit la limite légale que je peux rouler en une journée au Canada…
Si aumoins je peux sortir de l’Ontario, je vais être content…
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